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30 Oct

La taxe foncière d’un bien immobilier à Toulouse a augmenté de 35,5 % en 10 ans !

Vous êtes propriétaire d’un bien immobilier à Toulouse ? L’Union nationale des propriétaires a étudié la hausse de la taxe foncière depuis dix ans dans les 36 000 communes de France. Cet impôt local pèse souvent lourd sur les propriétaires ! Et pour cause : la taxe foncière à Toulouse a bondi de 35,5 % entre 2008 et 2018. Faisons le point.

Le palmarès de la hausse la plus forte revient à Paris avec un bond de 80,9 % en dix ans. Dans le palmarès des grandes villes de province, Nantes et Nice sont au-delà de 50 %, Rennes, Lille et Clermont entre 40 et 50 %.

Et toujours selon les calculs de l’Union nationale des propriétaires, le département où la hausse de la taxe foncière a été la plus forte est le Lot-et-Garonne avec un bond de 45,08 % en moyenne depuis dix ans. Cette hausse est de 42,01 % en Haute-Garonne, 34,50 % dans le Gers, 34,06 % dans le Tarn, 33,65 % en Aveyron, 32,74 % dans les Hautes-Pyrénées, 31,04 % dans le Lot, 29,80 % en Ariège, 28,28 % dans le Tarn-et-Garonne et 24,12 % dans l’Aude. Ces chiffres comprennent la majoration légale de 14,6 % des valeurs.

Au plan national, comment comprendre que les bases de la taxe foncière aient été réévaluées de 2,2 %, soit le double de l’inflation (1,1 %). La recherche de matière fiscale est bien palpable : augmentation des bases, activation de taux métropolitains, créations de taxes nouvelles (GEMAPI), explosion des taux. Quelles que soient les augmentations, quelles que soient les réformes envisagées, un seul constat demeure valable : ce sont les propriétaires qui payent à la fin.

« La trajectoire suivie ces 10 dernières années va accentuer encore à l’heure où la taxe d’habitation a disparu pour certains, explique Christophe Demerson, Président de l’UNPI, qui a présenté les résultats de la 13e édition de l’Observatoire National des Taxes Foncières (période 2008-2013-2018). Taxer un actif non délocalisable est toujours tentant. La rente immobilière n’est pas du côté des propriétaires. Les taxes foncières et les droits de mutation comptent parmi les drogues dures de nos finances publiques. »

C.V. / Bazikpress © Adobe Stock

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